| Tapis, tentures et autres étoffes colorées viennent égayer les bancs de sable du Chari, très nombreux aux abords de N’Djamena, la capitale du Tchad. Le fleuve Chari est le principal affluent du lac Tchad, dont la superficie a littéralement fondu en trente ans, passant de 25 000 km2 à 5 000 km2. Quelque 20 millions de personnes vivant sur le bassin-versant du lac, réparti entre le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, dépendent de ses eaux pour leur subsistance. Utilisées pour le nettoyage du linge, la toilette et l’alimentation, les eaux du fleuve souffrent de la concurrence entre ces différents usages et leur qualité est menacée. Les sources d’eau douce sont déjà rares dans cette région sahélienne soumise à des sécheresses récurrentes, et seuls 30 % des Tchadiens ont accès à l’eau potable. Les nappes phréatiques seraient en outre menacées par les fuites de pétrole de l’oléoduc Tchad-Cameroun. Actuellement, en Afrique, 14 pays souffrent de pénurie d’eau. Avant 2025, 25 pays africains – soit la moitié des pays du continent – pourraient connaître des situations similaires.
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