| Lors de la saison sèche en Afrique, les femmes et les filles parcourent fréquemment 10 km à pied pour collecter l’eau du ménage. En Afrique subsaharienne, on estime que 40 milliards d’heures par an sont consacrées à cette tâche. Pour accomplir les corvées d’eau, les filles abandonnent leurs études. En pays dogon, l’analphabétisme touche plus les femmes que les hommes, et la pratique de la polygamie et des mutilations génitales féminines (MGF) sont justifiées par un ensemble de raisons sociales et religieuses, comme dans toutes les communautés où elles perdurent. Des statistiques révèlent qu’au Mali, plus de 92 % des femmes sont excisées (parfois dès l’âge de 4 ans) dans toutes les régions, en milieu urbain aussi bien qu’en zone rurale, et ce dans les différentes ethnies. Par ailleurs, plus de 80 % des Maliens (hommes et femmes) pensent que cette pratique doit être maintenue et perçoivent toute argumentation contraire comme une attaque à l’encontre de leur identité et de leur culture. Ces mutilations sont donc toujours considérées comme nécessaires pour que les jeunes filles soient « bien élevées » et aptes au mariage. En Afrique, 3 millions de jeunes filles sont excisées chaque année. Les régions les plus concernées par cette pratique sont l’Afrique (28 pays) ainsi que quelques régions du Proche-Orient et de l’Asie du Sud et de l’Est (Yémen, Indonésie et Malaisie). Cependant, l’OMS estime que 5 % (6,5 millions) des victimes des mutilations génitales féminines vivent dans des pays du Nord. En 2008, selon l’Organisation mondiale de la santé, entre 100 et 140 millions de femmes seraient victimes de ces pratiques barbares.
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