| La majorité des icebergs qui dérivent dans la baie de Baffin et la mer du Labrador provient de la côte occidentale du Groenland. On en compte annuellement entre 10 000 et 40 000. Chaque printemps et chaque été, au fond des fjords, les glaciers vêlent, c’est-à -dire que des blocs de glace se détachent de la langue glaciaire sous l’effet de la poussée du glacier, de l’action de la houle et des marées. Les icebergs qui, pour mériter leur nom (montagne de glace), doivent dépasser d’au moins 5 mètres la surface de l’eau, se déplacent et s’échouent en fonction des courants et des vents. Les plus gros, aux formes de plus en plus érodées, mettront deux ou trois ans, voir plus pour arriver au large de Terre Neuve dans l’Atlantique Nord et certains franchiront même le 40e parallèle. C’est l’un d’entre eux qui est à l’origine d’une des plus grandes catastrophes maritimes, le naufrage du Titanic en 1912 qui fit plus de 1 500 victimes. La calotte glaciaire du Groenland est la importante du monde après celle du continent antarctique. Née de l’accumulation des neiges tombées depuis plus de 100 000 ans, elle recouvre 82 % de la grande île et son épaisseur atteint par endroits 3 000 m. Si l’ensemble de cette glace fondait, le niveau général des océans s’élèverait de près de 7 mètres. Sous l’effet du réchauffement climatique, l’inlandsis groenlandais fond désormais au rythme de 248 km3 par an et, des études scientifiques montrent que le phénomène s’accélère depuis une dizaine d’années. |