| Le 26 décembre 1999, 348 des 515 communes du département des Vosges se réveillèrent privées d’électricité, 10 % des forêts vosgiennes se retrouvèrent à terre, le trafic ferroviaire étant interrompu et 60 000 lignes téléphoniques coupées. Le lendemain une deuxième dépression circulant au niveau de la Loire, également à 100 km/h en moyenne, traversa la France en 12 heures. Les vents violents couchèrent plus de 300 millions d’arbres sur l’ensemble du territoire. Le bilan est lourd : 88 morts, 3,5 millions de foyers privés d’électricité, entre 9 et 15 milliards d’euros de dégâts. La forêt française, systématiquement exploitée depuis Colbert (XVIIe siècle), n’a jamais enregistré un tel ravage. L’Office national des forêts, qui a entrepris la reconstitution des boisements, entend désormais privilégier des forêts naturellement plus résistantes sans cependant compromettre l’économie marchande, en favorisant la diversité biologique et en évitant l’alignement systématique des plantations. De ce point de vue, les conséquences du désastre n’auront pas toutes été négatives. Beaucoup évoquent une augmentation de la fréquence des catastrophes d’origine climatique (cyclones, inondations, sécheresses…) liées au réchauffement climatique ; toutefois, il est difficile de discerner des tendances. Si à ce jour le nombre d’événements catas-trophiques est resté stable, en revanche le nombre de personnes affectées et le coût des dommages sont bien en augmentation.
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