| Depuis des siècles, les paysans égyptiens de la vallée du Nil, les fellahs, utilisent les mêmes techniques agricoles ancestrales, labourant les champs à la houe, moissonnant le riz à la faucille et transportant les gerbes à dos d’âne ou de chameau. La vallée du Nil dessine un ruban très fertile qui traverse le pays du sud au nord. Là se concentre la population agricole qui est la plus dense du monde: les terres cultivables ne représentent en effet que 3 % du territoire, et la totalité, soit 34 000 km2, est irriguée, faisant de l’Egypte le pays le plus irrigué d’Afrique. La production de riz a augmenté de 50 % entre 1990 et 2005, permettant à l’Egypte d'avoir le rendement national moyen de riz le plus élevé au monde avec 9,5 tonnes par hectare en 2005. Cette progression est notamment due à différentes variétés de riz hybride développés localement dans le cadre de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui sont censés réduire le fossé entre la production et la consommation nationale. La population de l’Egypte devrait passer de 75 à 100 millions d’âmes d’ici à 2025 et 3 millions de tonnes de riz supplémentaires devraient être nécessaires d’ici à 2010, contre 2,8 millions de tonnes à l’heure actuelle. |