| L’idée de vie éternelle chère à l’égypte ancienne s’exprime dans une architecture funéraire qui résiste au temps. Les tombes se divisent en deux parties, l’une représentant l’existence du défunt et l’autre abritant la dépouille et des objets usuels susceptibles d’améliorer la vie dans l’au-delà. Le monde des vivants coexiste avec celui des morts et les cimetières font face aux villes. La cité des morts égyptienne, qui peu s’étendre sur plusieurs kilomètres, s’organise comme une ville et se distingue par la diversité et la richesse des espaces et des architectures. Au fil du temps, l’interpénétration du monde des vivants et de celui des morts est devenue plus visible : la déréglementation des loyers, une grave pénurie de logements sociaux et des expulsions forcées sans mesures de relogement ou d’indemnisation ont amené certains à s’installer dans les cimetières. La célèbre cité des morts du Caire, mégalopole de 16 millions d’habitants, abriterait ainsi entre 500 000 et un million de défavorisés dont au moins 20 000 dans des tombes.
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