| Le maintien de l’ordre public est assuré en France par deux corps, la gendarmerie (104 000 personnes), corps de l’armée sous la tutelle du ministre de la Défense, et la police (240 000 personnes), corps civil dépendant du ministère de l’Intérieur. Si le champ d’action de la gendarmerie se concentre dans les zones rurales et les petites villes, celui de la police est urbain. Cette distinction trouve son origine dans l’histoire du pays, quand à partir du XIIe siècle, la lutte contre les pilleurs et déserteurs est confiée aux « gens d’armes » de la maréchaussée qui ont autorité sur tout le royaume à l’exception des villes. Parallèlement, les villes organisent leur propre sûreté, et c’est à Paris, en 1254, que le roi Saint-Louis forme le premier corps spécifiquement assigné à la sécurité des habitants : il est constitué d’un chevalier du guet (jusqu’à la révolution française, la sécurité du royaume était assurée par la noblesse), de 20 sergents à cheval et 26 sergents à pied. Ce dispositif s’étend à toutes les grandes villes du royaume. C’est beaucoup plus tard que les fonctions de justice et de police seront distinguées, en 1667, sous l’impulsion de Colbert, ministre du roi Louis XIV. Il crée la « police royale », que l’on peut voir comme l’ancêtre de l’actuelle police nationale. Depuis 1996, les corps de la police nationale défilent le 14 juillet, jour de la fête nationale française.
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