| Pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Mali couvre un territoire d’environ 1,24 million de km2, constitué pour plus de la moitié de terres désertiques. Bien qu’il bénéficie de ressources hydrauliques très supérieures à celles de certains de ses voisins, plus d’un tiers des points d’eau modernes (pompe manuelle, solaire ou groupe électrogène) ne sont pas fonctionnels. Seuls 62 % de la population ont accès à 20 litres d’eau potable par jour, et les éleveurs sédentaires ou nomades préfèrent le puits traditionnel (qu’il est possible de moderniser pour que l’eau reste potable) car ils peuvent y puiser de grandes quantités pour leurs bêtes. Selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD) datant de mars 2008, l’Afrique utilise seulement 4 % de ses ressources en eau, contre 70 % à 90 % en Europe et aux États-Unis. 340 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable et 500 autres millions ne bénéficient pas d’installations sanitaires adéquates. Par ailleurs, il a été évalué que les dépenses induites par le manque d’équipements en eau potable et en assainissement représentent chaque année près de 30 milliards d’euros en Afrique, soit 10 milliards de plus que les besoins en financement du secteur. Les programmes lancés par la BAD en 2003 devraient assurer l’accès à l’eau potable et à des infrastructures d’hygiène et d’assainissement à 33 millions d’Africains avant 2010. Dans le monde, un habitant sur six n’a pas accès à l’eau potable et un habitant sur deux ne dispose d’aucun équipement d’hygiène de base. |