| Ces larges pirogues sont amarrées au port d’exploitation de sable de Kalaban Koro, un ancien village de pêcheurs situé à quelques kilomètres en amont de Bamako, sur la rive droite du fleuve Niger. L’extraction du sable dans le lit du fleuve tente de répondre aux besoins grandissants de la capitale malienne en sable et gravier destinés à la construction. La croissance de cette ville de 1,2 million d’habitants se nourrit de l’exode rural, dans un pays parmi les plus pauvres du monde dont les deux tiers de la population vivent avec moins d’un dollar par jour. Ce travail très pénible attire de jeunes Maliens, venus de tout le pays. Salarié, parfois propriétaire de sa pirogue, le chercheur de sable doit plonger en apnée avec un seau pour le remplir de sable au fond du fleuve tandis qu’un autre remonte le seau à l’aide d’une corde et déverse son contenu dans le fond de la pirogue.
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