| Tandis que les verdoyantes cultures en terrasses de la vallée de l’Ourika contrastent avec les reliefs de l’Atlas alentour, les maisons berbères se fondent dans le paysage rocheux. Construites en pisé, mélange compacté de terre, de paille et de gravier, elles sont très solides sauf en cas d’inondation. Pour s’en protéger, les villages berbères de la vallée, aussi appelés douars, s’accrochent au flanc des montagnes. Les crues de l’oued Ourika, fréquentes et redoutées, peuvent être catastrophiques. Lorsque la rivière sort de son lit, alimentée par la fonte des neiges ou les orages d’été, elle charrie tout sur son passage. Son débit peut alors atteindre plus de 1 000 m3 par seconde. Depuis les désastres de 1995, les autorités marocaines ont mis en place des systèmes de prévention qui ont déjà permis de limiter les dommages lors de l’inondation de 1999. Elles les ont encore perfectionnés en 2001 pour qu’ils assurent une meilleure alerte. |