| Dans ce pays aux trois quarts désertique, où les nappes phréatiques s’épuisent, le mode de vie agricole est précarisé par la sécheresse chronique. Les agriculteurs y représentent 45 % de la population mais constituent aussi 80 % de la population pauvre. Très localisées dans le sud du pays, où se trouve la ville de Kiffa, et le long du fleuve Sénégal, les cultures de céréales (sorgho, maïs, blé) et de palmiers-dattiers ne couvrent que 20 % des besoins des habitants. Peu à peu, le manque d’eau détruit les petits îlots de culture vivrière et précipite les populations dans les villes, surtout vers la capitale Nouakchott dont le nombre d’habitants a été multiplié par vingt en trente ans. L’exode rural de ces déshérités et leur sédentarisation forcée accroissent la pression urbaine et les pollutions. Dans les années 1960, 5 % seulement de la population mauritanienne était urbaine contre 55 % de nos jours. La moitié des habitants de la planète vivent dans les villes. En 2050, ils pourraient être 70 %. |