| Au XIVe siècle, la dynastie Choson choisît d’implanter à Séoul sa capitale au pied de montagnes sur la berge nord du Fleuve Han, où subsistent quelques quartiers historiques, tel le palais Changdeok-gung, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1997. Ce n’est qu’en 1949 que les enceintes de Séoul s’étendirent au sud du fleuve. Urbanisée à un rythme intensif ces trente dernières années, Séoul n’en reste pas moins une capitale ancrée à sa terre et à ses montagnes. Les prairies, les espaces ouverts et les forêts occupent plus de 40 % de la ville et l’agriculture, encore près de 5 %. Les constructions respectent tant que possible les principes de la géomancie, art divinatoire attribuant des flux d’énergie positive ou négative selon le relief. C’est ainsi que récemment, le Musée National fut détruit et le cours du TGV coréen, dévié pour ne pas couper des veines géomantiques favorables. Mais la pression démographique grignote les espaces verts et repousse l’agriculture hors de la ville. Le développement des cultures maraîchères sous serre, ainsi que celui de l’élevage, témoignent de la hausse du niveau de vie des Coréens, de plus en plus demandeurs de fruits et légumes variés et de produits animaux.
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