| Depuis 1996, la République dominicaine a connu une croissance économique spectaculaire, reposant essentiellement sur le tourisme. Mais s’ils rapportent des devises, les millions de touristes installés dans les hôtels en bord de mer produisent également une énorme masse de déchets dont le volume a doublé entre 1994 et 2000. Or le pays manque totalement d’infrastructures de traitement des ordures. Ainsi, moins de 2 % des déchets solides sont recyclés, et des décharges en plein air souillent la côte et les abords de Saint-Domingue. Les ordures collectées dans la capitale sont déchargées sur des terrains ouverts et sans contrôle. Prolifération de maladies, dégradation du paysage, odeurs pestilentielles, émanations de gaz toxiques : les niveaux de pollution s’envolent. L’incinération épisodique de ces ordures est à l’origine de 20 % de la pollution de l’air et, fait préoccupant, les déchets toxiques des hôpitaux ne sont pas traités à part. Dans une région située au milieu de la ceinture des cyclones et frappée régulièrement par de fortes tempêtes, les conséquences sur la santé de la population, sur le tourisme et sur l’environnement, sont particulièrement importantes. |